top of page
Rechercher

Mars-Avril 2024

Dernière mise à jour : 5 mai




Bonjour à toutes et tous,


Mars est passé si vite que je vais faire d'une pierre deux coups. La sortie de l'hiver fut un peu lente. Les bourgeons nous ont quelque peu bousculé. Heureusement tout rentre dans l'ordre.


C'est fait, le projet d'agrandissement du hangar débute. Nous avons pu voir et discuter les nouveaux plans. Certes, les discussions furent longues. C'est incontournable au Cohabitat, ça fait partie de notre ADN. Nous voulons décider ensemble, il faut donc se mettre d'accord avant d'agir et tenir compte de toutes les sensibilités. D'aucun pourrait dire que c'est trop long. Il faut donner le temps au temps. Lorsque nous aurons des années de pratique, les procédures vont s'alléger et notre connaissance de la sociocratie et de la communication non violente seront meilleures. Faisons-nous confiance!


L'adresse 184-P est redevenue active avec le retour de la chaleur. Et donc, les poulettes ont repris leurs bonnes veilles habitudes de baguenauder partout sur le terrain. Elles ne se sont pas fait prier pour quitter l'abri où elles hivernent et partir panache au vent explorer inlassablement les confins de leur territoire. Tous les soirs, à la tombée du jour, elles retournent sagement se coucher dans leur poulailler. Nul besoin de leur courir après. Très disciplinées, elles utilisent la lumière du jour comme signal de retour au bercail. Le soleil se couche, elles aussi!


Le jardin est déjà réinstallé, le tunnel de culture aussi. Une généreuse couche de paille est harmonieusement distribuée sur les planches de culture. Cette année de nouvelles stratégies apparaissent. Moins de diversité mais plus de quantité. En fait, bien qu'étant partie sur des projets d'autonomie alimentaire, nous avons vite compris qu'il fallait être plus raisonnable pour tenir compte de la force de travail réelle disponible au Cohabitat. Ce qui fait que le concept a évolué pour englober les forces de production locales. Notre voisine est maraichère et nous serions fous de ne pas en profiter. Un peu à la mode des Incroyables Comestibles qui définissent la consommation locale comme étant à l'intérieur d'un cercle de 80Km autour du village, nous agrandissons notre cercle aux producteurs locaux. Circuits cours et peu de transport pour obtenir quand même des produits frais et bio. Le meilleur des deux mondes.


Pour ce qui concerne les humains locaux, l'activité extérieure redémarre aussi. Les rencontres impromptues, les discussions spontanées, l'entraide et le partage ont droit de cité et occupent une grosse part de nos mouvements. On redécouvre les trous noirs. Par exemple, le stationnement est situé à 100 pieds de ma maison et pourtant, certains jours, il me faut une heure pour relier les deux points. Après trois arrêts discursifs, je finis enfin par ouvrir ma porte. C'est la complexité créée par le lien important qui nous tiens. Les enfants s'en donnent à coeur-joie en rentrant de l'école. Puisque nous sommes une collectivité intergénérationnelle il n'est pas rare de voir un ou des parents, voire même des grands-parents, fussent-il d'adoption, jouer avec les enfants.


Que du bonheur!

à bientôt.

112 vues2 commentaires

Posts récents

Voir tout

2 comentários


Claude Couture
Claude Couture
05 de mai.

Bravo pour l'écriture joyeuse, très agréable et plein d'images en jaillissent 😃

Curtir
Respondendo a

merci Claude pour le commentaire.

C'est toujours important d'avoir de la rétroaction

Dominique

Curtir
bottom of page