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Septembre 2022



Bonjour, les ami-es du Cohabitat


L'automne est à nos portes. Les petits matins frais s'accumulent. La brume nous accueille. Les Cohabitien-nes ont mis leur manteau. La température descend progressivement mais inexorablement. La beauté des saisons, de toutes les saisons, provoque une aspiration vers la suivante. Après le bel été que nous avons traversé, nous avons hâte à l'automne. Il en sera de même pour l'hiver. Mais, chaque chose en son temps.


Ce mois-ci, plusieurs éléments ont retenu notre attention.

Les constructions d'abord. Un retard non voulu dans la livraison des fenêtres a retardé la phase deux, celle de l'Ouest. Les bruits de chantier qui rythmaient notre petit monde se sont tus pour plusieurs semaines. Même si nous avons apprécié le calme, l'impatience de voir les derniers arrivants investir les lieux fut plus fort. Et puis un jour, les camions sont revenus, les bruits de machines diverses également. Soulagement, le chantier redémarre!


L'automne, la saison des transformations. Les cueilleurs et cueilleuses de pommes très assidus ont nourri les transformateurs et transformatrices. Nous avons fait nos premiers essais de jus, de compote et de gelée de pommes. L'expérience fut, aux dires des goûteurs et goûteuses, plus que satisfaisante. Nous réitérerons l'opération l'année prochaine en espérant que la production de pommes soit plus abondante. Le basilic et son corollaire le pesto furent de la partie. Le jardin nous a déjà donné beaucoup et la saison de production commence seulement. Sur la table de la maison commune, les paniers de légumes frais cueillis sont pléthore. Il nous reste sans doute à travailler, à peaufiner et à organiser mieux l'utilisation de cette abondance. Comment transformer le réflexe épicerie en réflexe jardin. Tout un enjeu!


Nos quatre poulettes rescapées se portent maintenant à merveille. L'équilibre est revenu au sein du troupeau et la production d'oeufs, bien que limitée, n'en est pas moins régulière. Nous nous penchons maintenant vers l'hiver. Il nous faut leur construire un nid douillet pour la saison froide. Plusieurs comités de travail se penchent sur la question et il est certain qu'un hôtel de luxe verra très bientôt le jour afin de les abriter des intempéries. Nous avons toutes et tous à coeur le bien-être de ces volatiles. Nos cocottes le savent et d'ailleurs elles deviennent de plus en plus familières. Trop peut-être! Parfois les enfants doivent tenir leur collation assez haut pour ne pas qu'une chapardeuse à plumes vienne dérober leur pitance.


Les liens se tissent, encore et encore, entre les membres de ce Cohabitat. Les soupers communautaires s'organisent. Nous sommes en chemin pour instaurer une tradition du dimanche soir. Le nombre croissant de personnes présentes sur le lieux pose quelques problèmes logistiques, notamment pour asseoir tout le monde autour de la même table. Mais, quel bonheur de retrouver tout ce beau monde dans le cocon protecteur que l'on appelle la maison commune. Les discussions sont animées, c'est le moins que l'on puisse dire. Le rire est très présent aussi, la chaleur humaine est douillette et enveloppante. On se sent bien à côtoyer toutes ces belles personnes jamais en manque de bienveillance.


Les familles s'installent qui dans sa propre maison, qui dans la maison commune pour celles qui attendent impatiemment la fin du chantier. Ce n'est pas toujours simple. Cela demande beaucoup de souplesse, d'adaptation et d'ingéniosité et serait sans doute impossible sans le climat de partage et d'entre-aide qui préside à la vie du Cohabitat. Les enfants prennent leur place aussi et investissent les aires de jeux. Tous les adultes gardent un oeil sur ce petit monde et à voir la vitesse à laquelle les enfants découvrent et connectent avec tous les "grands", le dicton disant qu'il faut un village pour élever un enfant prend tout son sens.


L'école commence. Pour certain-es c'est une première. Prendre l'autobus jaune sans ses parents n'est pas une mince affaire. La cérémonie du départ à l'école vaut son pesant d'or. C'est une vraie fête joyeuse et mouvementée. Les têtes blondes sont pas mal excitées et tout à coup l'autobus arrive. Le calme revient et les règles de sécurité s'appliquent. Ils et elles montent le marchepied, le chauffeur bon-enfant surveille la manoeuvre. La porte se ferme et tout ce petit monde disparait au bout de la route. Les parents et accompagnant-es divers-es retournent vaquer à leurs occupations en devisant calmement. Et le soir, le fête recommence. Ils et elles arrivent. Si papa ou maman n'est pas disponible, qu'à cela ne tienne, il y a toujours un-e autre adulte

pour les réceptionner et s'assurer de leur sécurité.


Alors, continuons notre chemin et merci de nous accompagner dans cette aventure magnifique. À ce propos si cela vous tente de nous visiter, vous pouvez toujours passer, ce sera un plaisir de vous rencontrer.



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